
CROYANCES
Au cœur d’Hélyngrad, la foi guide les peuples autant qu’elle les divise. Héritière de la République astérienne, elle s’est fragmentée au fil des siècles en une multitude de cultes et de doctrines nés des Guerres ranoriques et de la chute d’Astériâ. Jadis dominante, la Liturgie des Aînés enseignait l’équilibre des Quatre Dieux-Aînés et considérait Théurgie, Ranor et Agrégation comme des forces issues d’une même Création, dont seul l’usage pouvait être condamné. De cette ancienne foi naquirent d’autres courants, tels que le Culte de l’Éternel, centré sur Senrazzar et la transformation, avant que la Foi de l’Égide Gardienne n’émerge et ne s’impose progressivement comme la religion dominante des peuples mortels, condamnant les anciennes doctrines comme des hérésies.
Aujourd’hui, temples, sanctuaires et lieux de pèlerinage se dressent partout où les Essences Primordiales affleurent et où les ancrages nourrissent le monde. Entre le Cloître et l’Égide Gardienne, héritiers des Sept Martyrs, les derniers liturgistes de la Loge de l’Ancienne Liturgie, les cultes clandestins de l'Éternel entretenus par les Porteurs de Masques et les innombrables croyances locales, chaque foi cherche à comprendre la place des dieux dans une Création marquée par leurs cicatrices. Ainsi, la religion en Hélyngrad n’est pas une simple affaire de croyances, mais une force vivante façonnée par les guerres, la peur, l’espérance et la mémoire des temps anciens, capable tout autant d’unir les peuples que de les opposer.

